mouvement sans terre

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20 avr. 2010

Le Brésilien Douglas Estevam en visite dans la Loire

A l'invitation du collectif ligérien "Nourrir l'humanité" (1) Douglas Estevam, du mouvement des paysans sans terres brésiliens, sera dans la Loire le 22 avril . Lui-même issu d'une famille de paysans sans terre, Douglas Estevam travaille comme récolteur de café dès 13 ans puis en tant qu'étudiant, milite dans une association d’aide aux sans-toit. C'est là qu'il suit une formation dispensée par le Mouvement des Sans Terre (MST) auquel il adhère. Depuis plus d'un an, Douglas Estevam représente le MST en France pour informer le public et faire partager les luttes pour plus de solidarité nord/sud.

18 mars 2010

Pas de maïs OGM ni au Mexique, ni ailleurs

(No queremos maíz transgénico
ni en México, ni en otra parte)

rassemblement festif
place du Capitole
le samedi 27 mars à partir de 11h

plus d'info et tract sur Pas de maïs OGM ni au Mexique, ni ailleurs
Le gouvernement mexicain vient d’autoriser des essais de maïs OGM en plein champ.
Des mouvements citoyens, paysans et indigènes s'organisent pour que ces "graines de la dignité" continuent à être un bien commun
et non un bien privé entre les mains de Monsanto, Pioneer et Cie
Pour les soutenir, rejoignez-nous dans le cadre de ce rassemblement festif

8 févr. 2010

Conférence FAL : «Brésil : Puissance économique et mouvements sociaux»

Place des 3 pouvoirs - Julien Terrié - Brasilia

Place des 3 pouvoirs - Julien Terrié - Brasilia

Lundi 15 février, au restaurant « Rincon Chileno » (24, rue Réclusane)

à 20h30, « Café Diplo-Latino »

Soirée-débat avec les Amis du Monde Diplomatique sur :

« Brésil : Puissance économique et mouvements sociaux«

15 janv. 2010

Non au maïs OGM au Mexique !!!

Projection/débat avec un film et 2 courts-métrages
le 25 janvier à 20h20 - Utopia Tournefeuille

avec :

Douglas Estevam, représentant en France du Mouvement des Sans Terre brésiliens
Jean Pierre Petit-Gras, membre des réseaux d'achat collectif de café des coopératives zapatistes du Chiapas (Mexique)

29 nov. 2009

Toulouse : Solidarité avec le Pueple Hondurien contre le coup d'état

Get the flash player here: http://www.adobe.com/flashplayer

23 nov. 2009

Appel toulousain contre le coup d’état au Honduras

honduras_protests_indymedia_400

Au Honduras, pays d’Amérique Centrale, se joue en ce moment le destin de toute l’Amérique Latine, et peut-être même au-delà ….

Le 28 Juin 2009, L’armée hondurienne a évincé du pouvoir Manuel Zelaya, président constitutionnel du Honduras, suite à sa tentative d’organiser une consultation ouvrant la possibilité d’organiser un référendum afin de réformer la constitution, en partenariat avec des organisations de la société civile.

Samedi 28 Novembre à 14h00

Place du Capitole, Toulouse.

(Lire la suite…)

27 sept. 2009

Programmation LATINO-DOCS

Vendredi 6 Nov.

14h00 - Montana de luz (Cuba) VOST G. Centeno, A. Gil, 2005, 53 mn - Salle du Sénéchal
15h30 - La Paz de las Mariposas (Venezuela) VOST Y. Lacoste, 2009, 47 min- Salle du Sénéchal
21h00 - Confidences Cubaines (Cuba) VOST D. Gautier, 2007, 70 mn - Samba résille

Samedi 7 Nov.

14h30 - Argentinazo, Vivre avec la crise (Argentine) VOST D. Futerman, 2005, 105 mn- Samba résille
17h30 - Court métrages del "indio revelde" (Colombie) 50 Min + lectures de "sus cuentos y mas historias" de Carlos de Uraba - Samba résille
21h00 - Soirée «Sans Terre» (Brésil) : Descubrimos as raizes, VOST, J. Terrié, 2005, 26 mn et Sem terra VOST J. Timerman 2007, 52 mn+ Soirée festive brésilienne - Samba résille

Dimanche 8 Nov.

10h00 - Campesinos (Bolivie) VOST, S. Pick, F. Lacoudre, 2008, 102 mn- Utopia tournefeuille
16h00 - Cuidad de los fotografos (Chili) VOST, Sebastiàn Moreno, 2006, 80 mn- Rincon Chileno

Organisateurs : France Amérique Latine , France Cuba,
Participants : Cercle Venezuela Toulouse, Pas touche au Venezuela, Amis des Sans Terre Brésiliens, Association Magdalena

Lieux de Diffusion :

Samba Résille : , 38 rue Roquelaine Tlse,
UTOPIA TOURNEFEUILLE,
RINCON CHILENO : 24 rue Réclusane Tlse,
Salle du Sénéchal : 17 rue de Rémusat TLSE

STANDS ASSOCIATIFS - BAR - REPAS - EXPO PHOTO

les projections sont gratuites (Sauf Utopia) et suivies de débats

Contact : Latinodocs.blogspot.com - latinodocs@gmail.com

4 juil. 2008

Solidarité avec la lutte du MST

Chers amies et amis du Mouvement des travailleurs sans terre du Brésil,

entités de défense des Droits humains,

parlementaires et citoyens du monde !

Nous venons à vous en quête de solidarité.

Le MST est en train de subir une véritable offensive des forces conservatrices dans l'Etat du Rio Grande do Sul.

Elles veulent non seulement empêcher le partage des terres, comme le veut la Constitution, mais elles prétendent aussi criminaliser ceux qui luttent pour la Réforme agraire et empêcher l'action du MST.

Pour cela, ces forces politiques, qui défendent de puissants intérêts de groupes économiques d'entreprises transnationales qui sont en train de s'installer dans l'Etat pour contrôler l'agriculture, ainsi que les grands propriétaires terriens, sont aujourd'hui présents au sein du gouvernement de Yeda Crusius (PSDB), de la Brigade militaire (BM), des secteurs du Pouvoir judiciaire local et au cœur du pouvoir du monopole des médias.

Que sollicitons-nous ?

1) Que vous envoyiez des lettres de protestation à la gouverneure Yeda Crusius (gabinete.governadora@gg.rs.gov.br) et au Procureur général de Justice (pgj@mp.rs.gov.br), nommé par la gouverneure et qui coordonne le Ministère public d'état. (Un modèle de lettre/pétition suit. Ceux qui le souhaitent peuvent bien évidemment rédiger leur propre texte.)

2) Que vous envoyiez les copies de ces lettres, signées, au secteur des Droits humains du MST (dhmst@uol.com.br) ainsi qu'à celui de la presse (imprensa@mst.org.br), pour que nous organisions les noms de la pétition.

3) Que ceux qui vivent à l'extérieur du Brésil envoient également des lettres aux Ambassades brésiliennes, demandant au gouvernement fédéral de garantir le droit de libre organisation des travailleurs comme le garantit la Constitution.

Merci beaucoup pour votre soutien.

Juvelino Strozake

Secteur des Droits humains

Movimento dos Trabalhadores Sem Terra – MST

En défense de la démocratie

En défense de la Constitution fédérale

En défense de l'état démocratique de droit

A l'attention de Madame Yeda Crusius

Gouverneure de l'Etat du Rio Grande do Sul

governadora@gg.rs.gov.br

Copie à :

M. le Procureur général de Justice Mauro Renner

pgj@mp.rs.gov.br

Nous, soussignés, tenons à vous manifester notre plus véhémente protestation contre l'initiative de l'Etat major de la Brigade militaire du RS – PM2, l'initiative du Conseil supérieur du Ministère public de l'Etat (MPE) du Rio Grande do Sul (RS) et l'initiative du Ministère public fédéral, pour les raisons suivantes.

Le 20 septembre 2007, le, à l'époque, sous-commandant général de la BM, Paulo Roberto Mendes Rodrigues, a transmis le rapport n°1124-100-PM2-2007, qu'il avait commandé, à son commandement général. Il y semble suggéré que soient prises toutes les mesures possibles pour empêcher que les trois colonnes du MST qui marchaient vers la commune de Coqueiros do Sul puissent se rencontrer.

Dans le rapport, il apparaît qu'il y a eu une enquête secrète sur le MST, ses leaders, le nombre de ses membres, et son activité dans le Rio Grande do Sul. Le rapport a été remis au Ministère public de l'Etat du RS et au Ministère public fédéral. Il décrit le MST et Via Campesina comme des mouvements qui ne mènent plus d'actions de revendication sociale mais des actions criminelles.

Dans la conclusion, le « courant qui défend l'idée que les actions pratiquées par les mouvements sociaux ne doivent pas être considérées comme des crimes, mais comme une forme légitime de manifestation » est condamné. Les recherches ont également menées sur les députés de l'Etat, maires, membres de l'INCRA et supposés étrangers.

Suite à cette action de la Brigade militaire, le MPE a empêché les colonnes du MST de rentrer dans les quatre communes de la région de Carazinho, et des actions ont été menées pour retirer les enfants des familles qui participaient à la marche.

Les initiatives de la BM n'étaient plus à l'ordre du jour depuis la fin de la dictature militaire et elles portent atteinte à la Constitution fédérale de 1988 qui interdit aux polices militaires d'agir dans le cadre d'enquêtes sur les infraction pénales, les mouvements sociaux ou les partis politiques.

L'article 144 de la Constitution fédérale établit que les polices militaires doivent se charger de la police visible et du maintien de l'ordre public. La BM a empiété sur les compétences de la Police civile et de la Police fédérale.

Le 3 décembre 2007, le Conseil supérieur du MPE a approuvé le rapport élaboré par Gilberto Thums (procès n°16315-09-00/07-9), se référant au processus administratif instauré par la Portaria 01/2007. Le groupe d'enquêteurs avait comme objectif de rassembler des informations sur le MST.

Le rapport final du groupe d'enquêteurs mérite une protestation de toute la société. Une des décisions prises par le Ministère public l'a été « pour promouvoir l'action civile publique en vue de la dissolution du MST et la déclaration de son illégalité ».

Comme si cela ne suffisait pas, le Ministère public a décidé « l'intervention dans les écoles du MST afin de prendre toutes les mesures nécessaires à la réadéquation à la légalité, tant au niveau pédagogique qu'à celui de la structure d'influence extérieure du MST ».

La décision du Ministère public offense le Pacte international des Droits civils et politiques, particulièrement l'article 22, n°1. Ce pacte, a été reconnu par le gouvernement brésilien par le Décret n°592 du 6 juillet 1992.

La décision offense également la Constitution fédérale. L'article 5°, incise XVII, dit que « la liberté d'association à des fins licites est entière, elle n'existe pas pour des fins à caractère paramilitaire ». Le 11 mars 2008, le Ministère public fédéral (MPF) a accusé 8 supposés membres du MST comme ayant « intégré des groupes qui avaient pour objectif la transformation de l'Etat de droit, de l'ordre public, et pratiqué des crimes par désaccord politique », délits recensés dans la Loi de sécurité nationale de la défunte dictature brésilienne, et a dénoncé les occupations du MST comme formant un « Etat parallèle » dont les actes contre la sécurité nationale seraient soutenus par des organisations étrangères comme Via Campesina, les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) qui, en plus d'être étrangères, seraient les responsables de l'entraînement militaire.

Ces thèses ont été formulées par le propriétaire de la Fazenda Guerra, membre de la FARSUL, et ratifiées par le Colonel de la BM Valdir Cerutti Reis, qui a participé à la dictature militaire, ayant alors infiltré l'occupation Natalino, sous le nom de code de Toninho, et tenté de convaincre les occupants d'abandonner le Mouvement et d'accepter des parcelles de terre offertes par la dictature militaire à Lucas do Rio Verde, dans le Mato Grosso.

L'action du MPF a été menée en contradiction avec les conclusions de l'enquête de la Police fédérale sur le MST menée en 2007, dont la conclusion affirmait l'inexistence de liens entre le Mouvement et les FARC, d'étrangers réalisant des entraînements de guérilla dans les occupations, et de la pratique de crimes contre la sécurité nationale.

Le MST est devenu l'un des mouvements sociaux les plus importants de notre histoire, justement grâce à son option de lutte utilisant la non-violence. Aussi, veuillez, Madame la Gouverneure, accepter notre plus véhémente protestation contre la décision du Conseil supérieur du Ministère public, de l'état major de la Brigade militaire, et du Ministère public fédéral.

Nous déclarons notre soutien au MST.

Signature

11 déc. 2007

Action Syngenta Toulouse



Les photos et le reportage sont libres de droits ... diffusez les sans entrave !


3 déc. 2007

Au Brésil, Syngenta TUE !

Réunion Publique
10 décembre 2007 à 20h30
salle Castelbou, à proximité de la Place Arnaud Bernard, 22, rue Léonce Castelbou à Toulouse,
Métro Compans Caffarelli.


Le 21 octobre 2007, des hommes en armes à la solde de SYNGENTA, multinationale suisse, ont attaqué des paysans sans Terre du MST qui occupaient pacifiquement une parcelle et ont assassiné un des militants paysans, Valmir Mota de Oliveira.



Le collectif ANTI OGM 31 appelle a un rassemblement dans le cadre de la journée des Droits de L'Homme.


Lundi 10 décembre 2007 à 15h00
devant le siège de à Saint Sauveur
(25 km au nord de Toulouse)


Syngenta Seeds
12, chemin de L'Hobit 31790
Saint Sauveur



Une gerbe sera déposée en mémoire de Valmir et une minute de silence sera observée pour les paysannes et les paysans assassinés dans le monde pour s'être mobilisés contre les multinationales.
Cette cérémonie sera l'occasion de rappeler la forte mobilisation en France, en Europe et dans le monde, contre les OGM de Syngenta qui sont refusés aussi bien par les paysans que par les consommateurs. Les militants présents dénonceront les violations inqualifiables contre les droits de l'Homme perpétrés par des hommes à la solde de Syngenta.



Un covoiturage sera organisé au départ de Toulouse. Rendez vousà la Station de métro « Arènes » le lundi 10/12/2007 à 14h30.



avec Projection du documentaire
« Paysans Sans Terre»
de Julien Farrugia avec des membres des Amis du MST de Toulouse.

Au Brésil, 1% des propriétaires détiennent 45% des terres cultivables : le mouvement des travailleurs sans terre exige que le gouvernement exproprie les parcelles non cultivées. Ce film est un excellent témoignage des acteurs de la lutte pour la terre au Brésil, c'est à dire les Sans Terre eux même, organisés dans l'impressionnant Mouvement des Sans Terre (MST) Brésilien qui résiste depuis 20 ans à la répression des grands propriétaires et des multinationales. Petit arrêt sur la campagne brésilienne où les invisibles deviennent visibles et sèment l'espoir.



Une collecte sera organisée pour soutenir les orphelins et la veuve de Valmir



Collectif Anti OGM 31 Contacts :
(Marina 06 24 66 86 00) (Michel Metz 06 19 79 53 69) (Jacques Dandelot 06 30 50 56 63) (JM Desfilhes 06 28 33 08 42) Amis des Sans Terre (06 21 17 02 26)

20 nov. 2007

Syngenta Réprime et tue les paysans/annes

Valmir Mota de Oliveira dit "Keno"

Devant les événements du 21 octobre au cours desquels deux tueurs à gage, engagés par Syngenta,la transnationale Suisse qui promeut le production de transgéniques, ont envahi le campement Tierra Libre des paysans du Mouvement des Sans Terre (MST), mouvement affilié à Via Campesina au Paraná, et assasiné notre compagnon Valmir Mota de Oliveira, connu sous le nom de Keno, de deux coups de feu à bout portant, tout en menaçant les autres paysans et paysannes présentes,



Nous vous demandons :

De mener des actions de protestation devant les bureaux de Syngenta dans les pays respectifs et de présenter des communications dans les ambassades de Suisse et du Brésil avec les requêtes suivantes :



1. Châtiment pour les acteurs matériels et intellectuels de ce crime.


2. Expropriation des terres de Syngenta pour la production de semences créoles afin qu’elles soient adminitrées par les paysannes et les paysans.


3. Expulsion de Syngenta du Brésil.


4. Que le gouvernement du Brésil sous le mandat du Citoyen Président Luís Ignacio Lula Da Silva adopte des mesures pour assurer l’intégrité physisque des paysannes et des paysans qui sont menacés par les tueurs engagés par Syngenta.


5. Nous demandons aux organisations de soutenir les initiatives d’Amnistie Internationale pour répudier et pour condamner Syngenta.


6. Que les organisations de Via Campesina dans tous les pays organisent des journées de protestation devant les Ambassades de Suisse, du Brésil et devant les bureaux de Syngenta le jeudi 8 Noviembre 2007, pour condanner cet acte criminel

7. Envoyer des notes de protestation aux adresses suivantes :


Governador do Estado do Paraná Exmo Governador do Estado do Paraná Sr. Roberto Requião de Mello e Silva Palácio Iguaçu Praça Nossa Senhora de Salete, s/nº, 3º andar Centro Cívico 80.530-909 Curitiba/PR - Brasil Fax : + 55 41 3350 2935


Adressé à : Vossa Excelência/ Your Excellency/ Votre Excellence Ministro da Justiça Exmo Ministro da Justiça Sr. Tarso Genro Esplanada dos Ministérios, Bloco « T » 70712-902 - Brasília/DF - Brasil Fax : + 55 61 3322-6817 Adressée à : Vossa Excelência/ Your Excellency/ Votre Excellence

Copies pour :
Secretaria Especial de Direitos Humanos Exmo. Secretário Especial Sr. Paulo de Tarso Vannuchi Esplanada dos Ministérios - Bloco « T » - 4º andar 70.064-900 - Brasília/DF - Brasil Fax : + 55 61 3226 7980 Adressée à : Vossa Excelência/ Your Excellency / Votre Excellence
Copie au MST Brésil et à Via Campesina : mstpr@mst.org.br and viacampesina@viacampesina.org



Envoyez-nous un bref rapport et des photos des actions organisées à viacampesina@viacampesina.org



Via Campesina Internationale
Plus d’informations : http://www.viacampesina.org/


19 nov. 2007

8 novembre : le monde proteste contre Syngeta

Des centaines d'organisations et d'individus ont participé à des actions de rue ou envoyé des lettres hier 8 novembre 2007 pour protester contre le meurtre de Valmir Mota d'Oliveira, leader de La Via Campesina - Brésil, lors de l'occupation de champs dédiés aux essais d'OGM, dans l'Etat du Parana au Brésil. Ils dénonçaient les violations des droits humains par la compagnie basée en Suisse et, plus généralement, s'opposaient aux semences génétiquement modifiées et au contrôle qu'exerce les entreprises de l'agro-alimentaire sur l'agriculture.

Les paysans et leurs allies en Corée, en Indonésie, au Timor-oriental, aux Etats-Unis, au Congo, en Espagne et au Chili ont mené des actions devant les ambassades suisses ou les bureaux de Syngenta.

Des organisations de la "Korean Progressive", parmi lesquelles la Korea Peasant League, KPL, Ligue Paysanne de Corée), Korea Women Peasant Association, (KWPA, Association des Paysannes de Corée) et l'Alliance coréenne des mouvements progressistes se sont rassemblés devant l'immeuble de Syngenta pour dénoncer la répression exercée par la compagnie et apporter leur soutien aux actions du Mouvement des Sans Terre (MST) du Brésil, actions en faveur d'une agriculture durable et promouvant les semences paysannes. Certains paysans coréens ont également témoigner des conséquences négatives de la promotion de semences génétiquement modifiées de melon par Syngenta.

A New York, des activistes de la World Hunger Year, du Farmer Solidarity Project (Projet de solidarité paysanne) et de l'Agricultural Missions Inc., ainsi que des étudiants de l'université Rutgers, ont rencontré Daniel Haener, Consul général adjoint au Consulat général de la Suisse pour lui faire part de leurs revendications.

Au Congo, en Indonésie et au Timor oriental (le 30 octobre dernier), les organisations paysannes FSPI, Hasatil et COPACO-PRP, toutes membres de La Via Campesina, ont également organiser des actions pour réclamer la condamnation des criminels et exiger le départ du Brésil de Syngenta.

En Suisse même, l'organisation de paysans UNITERRE, elle aussi membre de La Via Campesina, a demandé à la Présidente de la Fédération Suisse, Micheline Clamy-Rey, de prendre position sur le cas de Syngenta-Brésil.

Enfin, des centaines de courriers électroniques de citoyens du monde entier, et principalement de l'Espagne, de la France et du Portugal, ont été envoyés aux autorités suisses ou au siège social de Syngenta, exprimant leur indignation et réclamant justice. "Une société transnationale qui monopolise les semences, l'eau et la terre, doit être tenue pour responsable de ses crimes environnementaux et sociaux", souligne un de ces courriers de protestation.

Henry Saragih, coordinateur général de La Via Campesina, basé en Indonésie, rappelle « Les leaders paysans sont criminalisés dans le monde entier. Nous nous battons pour les droits des paysans et nous savons que ce combat sera long. Nous invitons nos amis et alliés à maintenir leur soutien au mouvement et à organiser des actions et mobilisations contre Syngenta et pour les droits des paysans le 10 décembre, à l'occasion de la journée mondiale des droits de l'Homme. »

Plus d'informations et de photos sur www.viacampesina.org


12 nov. 2007

Protestation contre Syngenta à l’appel du Mouvement des Sans Terre du Brésil

URGENT : en réponse au drame du Brésil il faut appeler le standard de cet établissement de Syngenta proche de Toulouse.


Syngenta Seeds
Syngenta Seeds S.A.S. -- Regional Headquarters
12, chemin de L'Hobit - BP 27
31790 Saint Sauveur

Téléphone: 05 62 79 98 00
Fax: 05 62 79 99 90

Syngenta, firme suisse moins connue que la trop célèbre firme Monsanto est numéro un mondial dans le domaine des pesticides (productrice du Paraquat) et numéro trois sur le marché des semences. Elle est très active dans le domaine des biotechnologies.

L’actualité met en lumière une des multinationales de l'agrobusiness qui habituellement reste, au moins localement, plutôt dans l’ombre.

Les trois faits relatés ci-dessous montrent que cette firme, comme les autres multinationales semencières, veut imposer les cultures OGM mondialement à tout prix ; au Brésil « l’addition » est dramatique.

1) Syngenta vient de déposer devant les instances européennes une demande d'autorisation d'un maïs OGM (Bt11). Pour le moment, il se trouve que le commissaire européen à l'environnement demande à la Commission Européenne au nom du principe de précaution, de ne pas l'autoriser, faisant valoir une absence d'études de son impact sur d'autres insectes et de la persistance de la toxine qu'il sécrète.

2) Syngenta faisait partie avec Pioneer et le GEVES des plaignants dans le premier procès de Toulouse (neutralisation d’une parcelle d’essais de maïs OGM dont du maïs…..BT11….à Menville-31- en juillet 2004) qui a valu de lourdes condamnations et dommage et intérêts à 8 faucheurs volontaires (parmi 1000 faucheurs !) dont 4 mois de prison ferme à José Bové. Il est convoqué pour cette raison le lundi 12 novembre à Millau devant le juge d'application des peines.

3) Syngenta, au Brésil est au centre d’une actualité d'une autre nature. Dans l'état du Parana, un assassinat vient d'être commis.

Syngenta et milices privées au Brésil

Le dimanche 21 octobre, un « champ expérimental » de la multinationale Syngenta, situé à Santa Teresa Oeste a été occupé par près de 150 paysans de « Vía Campesina ». Une milice armée les a alors attaqués. Un membre de la Via Campesina, a été assassiné de deux balles dans la poitrine. Six autres travailleurs ruraux ont été grièvement blessés.

Ce champ expérimental avait déjà été occupé par des familles paysannes en mars 2006 pour dénoncer devant les autorités publiques et la société civile la production illégale de la part de Syngenta de graines de soja et de maïs génétiquement modifiées dans la région.

Pour le Mouvement des Sans Terre et Via Campesina, l'occupation du champ expérimental est une dénonciation de l'impunité dans laquelle opèrent les multinationales de l'agrobusiness, envahissant des zones naturelles uniques comme le Parc d’Iguaçu, avec des transgéniques et l'usage intensif d'agrotoxiques.

La proposition de Via Campesina, dès le début de l'occupation, a été de transformer le champ contaminé de Syngenta en un centre de recherche et de production de semences agro-écologiques, avec des variétés paysannes, accessible à tous et sans brevets.

En fonction de cela, en novembre 2006, le gouverneur de l'État du Paraná, Roberto Requiao, prit un décret pour dégager la zone du champ de Syngenta et établir un Centre de Référence en Agro-écologie. Syngenta se retrancha derrière le justice de l'État -dominée par les grands propriétaires - et obtint plus tard une suspension provisoire du décret et le droit de réintégrer la zone.

Face à une décision judiciaire d'évacuation et dans un climat de menaces et de violence de la part de gardiens et de gardes de sécurité contractés par l'entreprise Syngenta, les 70 familles qui occupaient, décidèrent d'abandonner les lieux en juillet 2007, et de se transférer à l'asentamiento (occupation de terre légalisée) voisin Olga Benario, dans l'attente de la solution définitive.
En octobre, il revinrent occuper le domaine - évidemment sans armes- pour reprendre leurs activités en faveur des semences créoles et de l'agro-écologie, comme une mesure de pression pour une résolution légale du conflit. C'est à ce moment-là qu'ils furent sauvagement attaqués avec des armes à feu par l'entreprise de sécurité NF contractée par Syngenta

( extrait de « Syngenta : milices privées et assassinats au Brésil » – Silvia Ribero – 31 octobre 2007 –La Jordana -
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7226)

Mais au delà de ces évènements tragiques qui en disent long sur le cynisme des multinationales de l'agro-business, l'identité même des protagonistes est hautement symbolique : d'un côté des paysans du Mouvement des Sans Terre, qui sont parmi les plus démunis de la planète et qui se battent pour leur souveraineté alimentaire ; de l'autre côté une multinationale toute puissante qui veut, avec quelques autres, assurer le contrôle de l'alimentation mondiale en s'appropriant l'un des biens communs de l'humanité les plus précieux que sont les semences. Il est d'ailleurs révélateur que, l'expropriation de Syngenta devait permettre d'établir un centre de référence en Agro-écologie destiné notamment à la production de semences accessibles à tous et sans brevets.

Et les OGM dans tout cela ? Grâce au brevet sur le vivant, ils donnent aux multinationales un droit de propriété exorbitant sur les semences. De plus, ils sont devenus à la fois la caution et le fer de lance d'une agriculture toujours plus productiviste avec son cortège de pollutions, d'appauvrissement des sols, d'érosion de la biodiversité... et de disparition des paysans. Ainsi, quand ils ne contribuent pas à les tuer directement, les OGM sont une véritable arme de guerre contre les paysans.

27 oct. 2007

Attaque d'un groupe armé de la Syngenta contre des militants anti OGM de Via Campesina brésil : 1 mort, 5 blessés

Communiqué de presse de Via Campesina Brésil du 21/10/2007

Lors d'une attaque d'un groupe armé d'environ 40 mercenaires contre le campement de Via Campesina sur les champs de recherche d'OGM de la multinationale Syngenta Seeds, à Santa Tereza do Oeste (Paraná-Brésil), Valmir Motta, 42 ans, père de trois enfants, membre de la Via Campesina a été exécuté à bout portant par deux balles dans la poitrine. Les blessés, Gentil Couto Viera, Jonas Gomes de Queiroz, Domingos Barretos, Izabel Nascimento de Souza et Hudson Cardin ont été ammenés à l'hôpital de la région. Izabel est dans le coma et ses jours sont en danger.

Les champs de recherche d'OGM de la Syngenta ont été occupés le matin du 21 octobre 2007 par 150 agriculteurs de la Via Campesina. Ces champs avait été occupés auparavant par des familles paysannes en mars 2006, afin de dénoncer la reproduction illégale de semences génétiquement modifiées de soja et maïs auprès des autorités et de la société civile. Cette occupation porte aux yeux du monde les crimes de la Syngenta.

Après 16 mois de résistance, 70 familles avaient quitté ces mêmes plantations OGMs le 18 juillet de cette année pour former le campement "Olga Benario", situé aussi dans la commune de Santa Tereza do Oeste.

Aujourd'hui, lors de la réoccupation de ces champs, vers 13h30, un petit bus s'arrête devant l'entrée principale de la propriété et un groupe d'environ 40 mercenaires fortement armés sortent, forcent le portail, et executent froidement Valmir Motta avec deux balles dans la poitrine; ils tirent sur autres cinq paysans et tabassent Izabel do Nascimento de Souza, qui se trouve actuellement gravement blessée à l'hôpital.

Syngenta a engagé des services de sécurité qui opérent irrégulièrement dans cette région. Ils sont organisés et financés par la Société Rurale de la Région Oueste (Sociedade Rural da Região Oueste, SRO) et le Mouvement des Producteurs Ruraux (Movimento dos Produtores Rurais, MPR). Au début du mois, un des directeurs de cette entreprise de sécurité, nommée "NF", a été arrêté et le directeur général s'est enfuit pendant l'opération de police fédérale qui a suivit. Celle-ci a permis de découvrir des munitions et des armes illegales stockées dans leur siège social.

NF est une entreprise écran qui engage illégalement d'autres agents de sécurité pour des opérations illégales, comme des expulsions violentes d'occupations, ou des attaques contre les installations de paysans sans terre de la région.

Triste coincidence, le 18 octobre, une dénonciation des actions de ce groupe armé en relation avec le SRO/MPR et la Syngenta dans la région Ouest a été prononcée pendant une audience publique de la Commission des Droits de l'Homme et des Minorités de la Chambre Fédérale des Députés (CDHM), organisée à Curitiba.

Via Campesina exige une enquête judiciaire immédiate concernant cette attaque contre les paysans du campement, qui, avec les familles du campement Olga Benário, luttent pour transforner les champs de recherche en un Centre d'agriculture organique et de culture de sémences créoles (originaires de la région) pour l'agriculture familiale et la réforme agraire.

Les habitants du village rural Olga Benário, proches des champs de recherche de la Syngenta, sont entré en lutte contre ces champs de recherches d'OGM, parce qu'ils contaminent leur production de semences créoles et les rendent insuffisantes à leur alimentation et dangereuses pour leur santé et leur l'environnement.

Via Campesina

Informations pour la presse:
55-41-3324-7000 et 55-41-8411-9794 (demander Solange)
comunicacaopr@mst.org.br

11 juil. 2007

Souveraineté alimentaire et diversité culturelle

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Vu dans la presse: La diversité culturelle fait partie des grandes revendications de ce temps marqué par la mondialisation et par l’émergence d’une marchandise culturelle valable pour tous les pays. Une aberration. La défense de l’exception culturelle rejoint la lutte des paysans pour la souveraineté alimentaire, position défendue par Via Campesina, structure regroupant toutes les organisations du monde paysan voulant se battre contre le « tout à l’exportation ». Il fallait bien que les deux mondes se rencontrent. Ils ont, c’est évident, plus d’un point commun. La « bouffe » est aussi un phénomène culturel...Cet album Daqui (« d’ici », en occitan), un label créé en 1998, veut aussi établir des ponts entre toutes ces luttes. Il le fait en réunissant des musiciens classés dans les « musiques du monde » - ils et elles en profitent pour démontrer qu’ils savent ce que modernité veut dire - et des extraits de discours des leaders de ce monde paysan en ébullition. Le plus souvent - il faut bien le dire -, les bons sentiments se marient mal avec la réalisation d’un véritable travail artistique. Ce CD est une exception. Votre plaisir sera total. À la fois, vous ferez une action militante - en vue du premier forum mondial pour la souveraineté alimentaire - et vous prendrez plaisir à écouter ces musiciens du monde entier (« Via Campesina », Daqui distribué par Harmonia Mundi). Nicolas Bénies, Rouge

Souveraineté alimentaire et diversité culturelle vont de pair. Défendre l'agriculture paysanne et vivrière, revendiquer le droit des peuples et de leurs Etats à définir leur politique agricole et alimentaire revient à défendre et à promouvoir les langues et les cultures locales et ainsi à revendiquer la diversité culturelle partout dans le monde.

Tous les artistes qui figurent sur cette compilation ont participé aux Nuits Atypiques de Langon. Certains sont des artistes de réputation internationale, d'autres sont des musiciens moins connus du grand public. Ils viennent de différents pays, n'ont pas la même couleur de peau, la même culture, la même langue. Ce qui les rassemble, ce sont leurs différences et leur conception d'un monde fraternel et solidaire. Dans leur singularité artistique, ils expriment leur propre subjectivité, tout en illustrant la réalité plurielle de notre monde.

Patrick Lavaud

Nieleny 2007, Forum Mondial pour la Souveraineté Alimentaire
Plus de 860 millions de personnes souffrent chroniquement de la faim. 30 millions de personnes en meurent. Paradoxe insupportable, les trois-quarts de ces personnes sont des paysannes et des paysans sensés « vivre de l'agriculture ». Les politiques néolibérales imposées par l'OMC depuis le milieu des années 1990 n'ont fait qu'aggraver la crise économique qui frappe des centaines de millions de personnes, dans les pays du sud comme dans les pays du nord. En démantelant les protections douanières, elles ont créé les conditions d'un vaste marché mondial où les multinationales règnent en maîtres.

Un collectif regroupé autour des Amis de la Terre International, de Vía campesina, de la Marche des Femmes, des Réseaux Mondiaux d'Artisans pêcheurs, s'est créé pour organiser Nyéléni 2007, le forum mondial pour la souveraineté alimentaire.

600 délégués, originaires des cinq continents et représentant les secteurs de la société intéressés par les questions agricoles et alimentaires, viendront au Mali en février 2007. Cette rencontre permettra de réaffirmer le droit à la souveraineté alimentaire et de préciser ses implications économiques, sociales, environnementales et politiques. Elle visera également à mettre en place une dynamique internationale pour obtenir une reconnaissance effective du droit à la souveraineté alimentaire. Les organisateurs ont souhaité que cette rencontre se réalise en Afrique où l'agriculture occupe une place centrale et où de nombreuses familles paysannes et urbaines souffrent de la faim malgré les ressources naturelles importantes.

Le choix s'est naturellement porté vers le Mali, pays démocratique où les organisations de la société civile, qu'elles soient associatives ou syndicales, jouissent d'une liberté d'action et d'expression. Le Mali est l'un des premiers pays de la planète à avoir fait de la souveraineté alimentaire l'objectif prioritaire de sa nouvelle loi d'Orientation Agricole.

Nyéléni 2007 se déroulera à Sélingué, petit village situé à 90 minutes de Bamako. Le choix de ce lieu nécessitera la construction d'un centre d'hébergement, composé de cases traditionnelles et de cases améliorées, pour loger une partie des délégués. Ces infrastructures seront récupérées par les organisations maliennes associées à l'événement afin de servir de Centre de formation et de rencontres. Au delà des questions agricoles et alimentaires, Nyéléni 2007 veut créer les conditions d'émergence d'un vaste débat citoyen sur la souveraineté alimentaire, loin des corporatismes et de la défense des intérêts sectoriels.

VÍA CAMPESINA remercie les nombreux artistes qui ont accepté de soutenir Nyéléni 2007. La diversité de leurs musiques et de leurs chansons s'enracine dans les cultures paysannes encore bien vivantes sur notre planète. Leur aide et votre soutien nous permettront de concrétiser ce projet politique qui nous tient à cœur.

José Bové - Vía Campesina

VÍA CAMPESINA
La Vía Campesina est un mouvement international composé d'organisations paysannes de petits et moyens agriculteurs, de travailleurs agricoles, de femmes ainsi que par des communautés indigènes d'Asie, d'Afrique, d'Amérique et d'Europe. C'est un mouvement autonome, pluraliste et indépendant de tout mouvement politique, économique ou autre. Il est composé d'organisations nationales et régionales qui préservent jalousement leur autonomie. Le mouvement s'organise en 8 régions: Europe, Asie du Nord-Est et du Sud-Est, Asie du Sud, Amérique du Nord, Caraïbes, Amérique centrale, Amérique du Sud et Afrique.

La souveraineté alimentaire
La souveraineté alimentaire désigne le DROIT des populations, de leurs Etats ou Unions à définir leur politique agricole et alimentaire, sans dumping vis à vis des pays tiers. La souveraineté alimentaire inclut :

la priorité donnée à la production agricole locale pour nourrir la population, l'accès des paysan(ne)s et des sans-terre à la terre, à l'eau, aux semences, au crédit. D'où la nécessité de réformes agraires, de la lutte contre les OGM (organismes génétiquement modifiés) pour le libre accès aux semences, et de la sauvegarde de l'eau comme un bien public à répartir durablement.
le droit des paysan(e)s à produire des aliments et le droit des consommateurs à pouvoir décider ce qu'ils veulent consommer.
le droit des Etats à se protéger des importations agricoles et alimentaires à trop bas prix.

des prix agricoles liés aux coûts de production : c'est possible à condition que les Etats ou Unions aient le droit de taxer les importations à trop bas prix, qu'ils s'engagent pour une production paysanne durable et qu'ils maîtrisent la production sur le marché intérieur pour éviter des excédents structurels.
la participation des populations aux choix de politique agricole.
la reconnaissance des droits des paysannes, qui jouent un rôle majeur dans la production agricole et l'alimentation.

17 févr. 2007

PETITION POUR LA LIBERATION DE MARCELO BUZETTO

Marcelo Buzetto, militant du MST est actuellement emprisonné, il a besoin de nous. Nous pouvons l'aider en envoyant cette lettre au président du tribunal suprême fédéral de Brasilia.
Envoyez une copie du mail aussi à oziel1996@gmail.com pour qu'on puisse faire remonter au MST. Mettez en objet: "liberação de Marcelo Buzetto".

Merci d'avance.

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DATE ........................

NOM ......................... PRENOM .........................
LIEU DE RESIDENCE ................................................

DESTINATAIRE

Monsieur Joaquim BARBOSA
Président du Tribunal Suprême Fédéral
Brasilia BRESIL

e-mail : gabminjoaquim@stf.gov.br

Monsieur le Président,

Je suis particulièrement préoccupé par la façon dont la liberté de manifestation et la liberté politique sont traitées par la justice au Brésil, tout particulièrement dans le cas de Marcelo BUZETTO.
Marcelo BUZETTO, professeur à l'Université Méthodiste de São Bernardo do Campo et à la Fondation Santo André, toutes deux situées dans l'état de São Paulo, fait un doctorat de Sciences sociales à l'Université Pontificale Catholique de São Paulo. Son engagement pour la défense des droits humains au Brésil et en Amérique latine est connu, notamment dans les cas d'emprisonnement de militants des causes populaires.

Le 28 mai 1999, Marcelo BUZETTO visitait un campement de travailleurs sans terre à Porto Feliz ( état de São Paulo ) où il collaborait à un projet d'école rurale. Il fut arrêté en sortant du campement et accusé d'avoir participé à une manifestation au cours de laquelle des travailleurs affamés s'approprièrent de la nourriture.Il effectua 28 jours de prison préventive, sans justification légale, puis fut relaché dans l'attente d'un jugement. Il y fut condamné, de façon particulièrement sévère au regard des faits retenus contre lui, à 6 ans et 4 mois de réclusion en régime de semi liberté, ce dont il fit appel.

Le 19 janvier 2007, alors qu'il se présentait au tribunal de São Bernardo do Campo dans le cadre de l'accomplissement des obligations de la semi liberté, il fut arrêté et emprisonné dans une cellule avec 17 autres détenus.La procédure en appel n'étant pas terminée, ceci est contraire à la Constitution du Brésil.Face à cette situation qui met en évidence le caractère politique de son incarcération, j'ai l'honneur de vous demander de faire libérer Marcelo BUZETTO.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération.

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