mouvement sans terre

20 avr. 2010

Le Brésilien Douglas Estevam en visite dans la Loire

A l'invitation du collectif ligérien "Nourrir l'humanité" (1) Douglas Estevam, du mouvement des paysans sans terres brésiliens, sera dans la Loire le 22 avril . Lui-même issu d'une famille de paysans sans terre, Douglas Estevam travaille comme récolteur de café dès 13 ans puis en tant qu'étudiant, milite dans une association d’aide aux sans-toit. C'est là qu'il suit une formation dispensée par le Mouvement des Sans Terre (MST) auquel il adhère. Depuis plus d'un an, Douglas Estevam représente le MST en France pour informer le public et faire partager les luttes pour plus de solidarité nord/sud.

18 mars 2010

Pas de maïs OGM ni au Mexique, ni ailleurs

(No queremos maíz transgénico
ni en México, ni en otra parte)

rassemblement festif
place du Capitole
le samedi 27 mars à partir de 11h

plus d'info et tract sur Pas de maïs OGM ni au Mexique, ni ailleurs
Le gouvernement mexicain vient d’autoriser des essais de maïs OGM en plein champ.
Des mouvements citoyens, paysans et indigènes s'organisent pour que ces "graines de la dignité" continuent à être un bien commun
et non un bien privé entre les mains de Monsanto, Pioneer et Cie
Pour les soutenir, rejoignez-nous dans le cadre de ce rassemblement festif

8 févr. 2010

Conférence FAL : «Brésil : Puissance économique et mouvements sociaux»

Place des 3 pouvoirs - Julien Terrié - Brasilia

Place des 3 pouvoirs - Julien Terrié - Brasilia

Lundi 15 février, au restaurant « Rincon Chileno » (24, rue Réclusane)

à 20h30, « Café Diplo-Latino »

Soirée-débat avec les Amis du Monde Diplomatique sur :

« Brésil : Puissance économique et mouvements sociaux«

15 janv. 2010

Le Mouvement des sans terre violemment attaqué par la droite

Par Ivan du Roy (6 janvier 2010)
Des députés brésiliens viennent de lancer une commission d’enquête sur le Mouvement des sans terre, et tentent de diaboliser ces petits paysans, accusant leurs dirigeants d’être des « agro-terroristes ». Cette offensive en règle marque le début de la campagne présidentielle, dans un contexte où les occupations de terre se multiplient.

Non au maïs OGM au Mexique !!!

Projection/débat avec un film et 2 courts-métrages
le 25 janvier à 20h20 - Utopia Tournefeuille

avec :

Douglas Estevam, représentant en France du Mouvement des Sans Terre brésiliens
Jean Pierre Petit-Gras, membre des réseaux d'achat collectif de café des coopératives zapatistes du Chiapas (Mexique)

4 janv. 2010

De nouveaux défis pour la théologie de la libération

Par François Houtart
La théologie de la libération est une véritable théologie, c’est-à-dire un discours sur Dieu. Elle s’affirme cependant contextuelle, à l’encontre d’une théologie a-historique qui se prétend hors du temps. Ce que l’on pourrait appeler une théologie sur la Lune… Toute théologie est toujours contextuelle. Parce qu’elle est théologie, elle est composée de nombreux chapitres : une ecclésiologie, une christologie, une théologie sacramentaire et liturgique, une théologie morale et une doctrine sociale. Pour la théologie de la libération, le contexte est explicité : c’est celui de la réalité des pauvres et des opprimés, de leurs luttes et de leur vie de foi au sein de ces réalités.

C’est là que l’on trouve Dieu, selon l’option spécifique de Jésus-Christ dans l’Evangile. Quelqu’un a pu dire : ” La théologie de la libération ne se demande pas tellement si Dieu existe, mais où il se trouve ”.

La théologie de la libération s’est développée en Amérique latine, à partir des années 1960, après le Concile Vatican II, et elle a inspiré de nombreuses démarches spirituelles et des engagements sociaux. Nous allons nous limiter à la morale sociale qu’elle développe, car c’est elle qui a sans doute eu la répercussion la plus importante, et qui nous permettra de poser la question de son opportunité dans la situation contemporaine.

1 janv. 2010

Le MST accuse les trois pouvoirs de l’État d’empêcher la Réforme Agraire

C’est l’évaluation que fait Marina dos Santos, une des coordinatrices nationales du Mouvement, dans un entretien avec l’agence Adital.
Dos Santos asure que l’État brésilien a peu avancé dans les politiques en faveur de l’agriculture et que les mesures ponctuelles adoptées n’ont pas été suffisantes pour résoudre les problèmes.
En plus d’exiger des stratégies d’envergure pour l’expropriation des terres improductives qui parsèment le pays, la coordinatrice du MST a dénoncé les persécutions subies par les membres du Mouvement.

30 déc. 2009

Bonnes fêtes...


MST: «Nous continuerons à organiser le peuple pour la lutte»
Entretien avec Joba Alves *

En 2009, le MST (Mouvement des sans-terre) a organisé d’importantes journées de lutte et de mobilisation. Elle devait replacer la Réforme Agraire au centre des préoccupations du gouvernement Lula et de la société. Pour le MST, la démocratisation de l’accès à la terre constitue encore une des possibilités de sortie de crise. Or, le MST s’est affronté à diverses offensives et tentatives de criminalisation de la part de ses ennemis. La politique du gouvernement Lula a abouti à la création d’une Commission Parlementaire Mixte d’Enquête (CPMI) qui est, en fait, dirigée contre la Réforme Agraire. Dans cet entretien, réalisé le 23 décembre 2009, Joba Alves dresse un bilan politique des luttes du MST en 2009 et présente les défis à relever pour l’année 2010. (Réd.)

21 déc. 2009

Mouvement sans terre : une histoire séculaire de la lutte pour la terre

par Douglas Estevam
(21 décembre 2009)
Le Mouvement des travailleurs ruraux sans-terres du Brésil (MST) célèbre cette année 25 ans d’histoire. Actuellement reconnu comme l’un des plus importants mouvements sociaux des dernières années en Amérique latine, sa simple longévité et l’amplitude de son pouvoir de mobilisation pourraient être interprétées comme un signe de sa force et de sa capacité d’organisation populaire. Le MST compte aujourd’hui plus de 350 000 familles qui ont vu leur situation régularisée suite à des occupations de terres inexploitées, en construisant des campements qui se multiplient au bord des routes, dans de grandes fermes et surfaces inoccupées. Ce sont ces occupations, organisées par le MST, qui ont ainsi assuré aux paysans démunis ou déracinés l’accès à la terre, et marqué profondément l’image politique du Brésil contemporain. Aujourd’hui, les paysans sans-terres, qui pourraient bénéficier d’une politique de réforme agraire, est estimée à quatre millions de familles. Parmi elles, 100 000 vivent dans des campements organisés par le MST.